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Entretien avec HASSEN SEDDIK, Président du conseil d’administration de l’Académie Tuniso Française de formation en sûreté et sécurité de l’aviation

Entretien avec  HASSEN SEDDIK, Président du conseil d’administration de l’Académie Tuniso Française  de formation en sûreté et sécurité de l’aviation

Tous les observateurs avertis s’accordent à  reconnaitre les mutations significatives en cours dans les transports aériens en Afrique. La Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC)  table pour 8 % de croissance en moyenne sur les cinq prochaines années.  Avec 75 millions de passagers annuels, le secteur de l’aviation civile  contribue à hauteur de  72.5 milliards de dollar au PIB du continent.

Consciente des enjeux et défis que représente ce secteur,  l’Académie Tuniso Française  de formation en sûreté et sécurité de l’aviation civile (AFSAC), centre régional en sûreté de  l’OACI- Full Member TRAINAIR PLUS a mis un accent particulier sur la formation, pilier  essentiel pour l’établissement, le développement et le maintien du transport aérien  à des standards internationaux sur le continent.

Entretien exclusif avec  HASSEN SEDDIK, Président du conseil d’administration de l’AFSAC.

NEWS AERO :  Le 11 Mai 2016, l’Académie Tuniso Française  de formation en sûreté et sécurité de l’aviation civile (AFSAC) a  officiellement reçu  l’accréditation de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), comme premier Centre privé de Formation en Sûreté de l’Aviation Civile « TRAINAIR PLUS / ICAO » au monde. Qu’est-ce cela implique pour votre institution ?

  Hassen Seddik : Oui, nous sommes la première académie privée accréditée comme un centre TRAINAIR PLUS associate member et en suite en moins d’une année nous avons obtenu l’accréditation TRAINAIR PLUS FULL MEMBER. En 2017 nous avons obtenu une autre accréditation de l’OACI en matière de sécurité et nous sommes aujourd’hui approuvés comme un centre régional en sécurité de l’aviation « Aviation Security Training Center » (ASTC ).

L’obtention de ces accréditations de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) était le fruit d’un long parcours de travail et de persévérance

L’obtention de ces accréditations de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) était le fruit d’un long parcours de travail et de persévérance pour faire avancer la sûreté de l’aviation civile et surtout l’application du nouvel package  des standards formations « new standard training package STP ». Cette reconnaissance de la qualité de nos formations nous encourage à perfectionner d’avantage nos services et implique des engagements envers la Tunisie et envers l’Afrique en matière de la sûreté de l’aviation civile.

En quoi  l’AFSAC se distingue-t-elle au niveau de « la mallette pédagogique »  proposée et la qualification des formateurs ?

Aujourd’hui,  dans l’aviation civile il y a plusieurs pratiquants du métier qui n’ont rien à voir avec les exigences du domaine, qui donnent des cours qui ne sont pas conformes aux normes internationales de la sûreté de l’aviation civile. Ces pratiques peuvent causer des catastrophes et peuvent expliquer la montée des accidents dans l’aviation civile dans certaine région.

toutes nos formations respectent la malette pédagogique proposée par l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI)

C’est pour cela que l’AFSAC à travailler pour obtenir l’accréditation de l’ICAO c’est-à-dire que toutes nos formations respectent la malette pédagogique proposée par l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI).

L’AFSAC également a pu installer un système de qualité qui avec le support des concepteurs de cours assurent une qualité supérieure de nos sessions de formation en veillant à respecter les STP (standard training package)   du programme TRAINAIR PLUS et ASP (Aviation Security Program).

En ce qui concerne nos formateurs, en tant qu’un centre TRAINAIR PLUSFULL MEMBER de l’OACI nous sommes dans l’obligation de collaborer seulement avec les instructeurs certifiés par l’OACI.

Vous voyez donc que notre système est strict et très exigent.

Quels sont les formations proposées par votre académie ?

Nous avons l’avantage de proposer les formations en trois langues (le Français, l’Anglais et l’Arabe)

Nous avons l’avantage de proposer les formations en trois langues (le Français, l’Anglais et l’Arabe) selon la demande de nos clients. Nous offrons des formations en sécurité, capacité et efficacité, sûreté et facilitation, développement économique et en protection de l’environnement en sûreté selon les 19 annexes de l’OACI.

Quelles cibles peuvent être concernées par ces formations ?

 Les formations proposées par l’AFSAC couvrent la majorité des besoins  des acteurs de l’aviation civile.

Alors que  l’aviation civile mondiale  enregistrait 10 accidents mortels pour 268 victimes en 2016,  aucun crash mortel n’a été décompté en Afrique. L’IATA dans ces explications évoquait comme facteurs contributifs  l’amélioration qualitative des ressources  humaines dans le secteur des transports  aériens en Afrique. Comment appréciez-vous personnellement cette explication ?

Ces statistiques montrent que le facteur humain a un impact non négligeable sur la provocation des accidents aériens. Le développement des compétences du secteur représente donc un facteur très important dans l’amélioration de la sûreté et la sécurité du secteur.

l’amélioration de la sécurité de l’aviation civile est étroitement liée à la qualité de la formation accordée au personnel

En effet comme j’ai mentionné précédemment l’amélioration de la sécurité de l’aviation civile est étroitement liée à la qualité de la formation accordée au personnel. Au  cours des dernières années, de nombreuses institutions de formation en Afrique ont contribué à cet égard. Et l’AFSAC a l’intention de continuer à le faire dans les prochaines décennies.

Il y a quelques  jours , BOEING signait un partenariat  avec Express Air Technics  pour la construction d’un centre de maintenance d’avions en Tunisie ; au mois de Février c’était à Airbus de prendre pareille initiative  avec Tunis Air Technics ;  Aujourd’hui  l’AFSAC  basée à Tunis est réputée parmi  les meilleurs centres  de formation en sécurité et sûreté aéroportuaire  en Afrique et hors du continent. Comment comprendre cet attrait pour la Tunisie ?

La Tunisie accorde une grande importance au développement du secteur de l’aviation .Ce  secteur  a en effet  un impact direct sur d’autres secteurs nationaux comme le tourisme qui représente pour la Tunisie un levier économique permettant de résoudre des problèmes du chômage et du taux de croissance national.

Quelles  rapports entretien votre académie avec les institutions  de l’aviation civile du continent ?

L’AFSAC dès les premiers jours de son démarrage a signé des accords de partenariat avec les principaux acteurs de l’aviation en Afrique, tels que AFRAA, ACI Afrique, ACAC, AACO et ENAC.

l’AFSAC est ouverte à toute proposition de partenariat pour faire avancer la sûreté et la sécurité de l’aviation civile.

Nous avons également signé des partenariats avec des organismes hors de l’Afrique comme Incheon Airport Academy in Seoul, South Korea. Et étant conscient de l’importance de la collaboration des parties prenantes du secteur l’AFSAC est ouverte à toute proposition de partenariat pour faire avancer la sûreté et la sécurité de l’aviation civile.

Comment entrevoyez-vous la formation des ressources humaines dans les métiers des transports  aériens en Afrique pour les prochaines  années ?

Avec 75 millions de passagers par an, le transport aérien contribue 72,5 milliards de dollars au PIB du continent. Et ce nombre devrait être doublé en 2030. Cela nécessite également une croissance du nombre de professionnels de l’aviation. Et voici le rôle de la formation et du renforcement des capacités.

(AFSAC) fournie tous les efforts nécessaires pour contribuer au développement de l’industrie aéronautique en Afrique en formant le nombre maximum de professionnels qualifié de l’aviation civile.

L’Académie Tuniso Française de formation en sûreté et sécurité de l’aviation civile (AFSAC) fournie tous les efforts nécessaires pour contribuer au développement de l’industrie aéronautique en Afrique en formant le nombre maximum de professionnels qualifié de l’aviation civile.